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_ 28 & 29 Juin _
Ca y est, on s'est mis d'accord sur une date pour partir à la mer tous ensemble. Reste plus qu'à trouver qui on embarque, et les voitures.
Les partiels se rapprochent beaucoup trop vite. Mais j'ai tellement envie que cette année se termine que j'ai des envies d'accélérateur de temps.
Le matin dans le train, je souris pour ces coquelicots qui prennent le soleil au bord des rails.
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_ 4 consomnes et 3 voyelles _
On s'est retrouvé une vingtaine assis dans l'herbe de mon jardin. Avec l'odeur de barbecue pour débuter ce week-end de 5 jours. Et la sangria qu'on buvait jusqu'à avoir la tête qui tourne. Tout ça s'est terminé en bataille de chamallow générale et en partie de jungle speed mémorable. ...
Puis on s'est retrouvés tous les deux à partager cette clope dans mon allée. Les souvenirs du collège ont refait surface. Je crois qu'on allait s'embrassait au moment où elle est arrivée. Alors on a fait comme si de rien et on a continué à rigoler.
... Le lendemain matin je répondais à son message sur la terrasse ensoleillée, ma tasse de chocolat froid à la main. Tout le monde dormait encore. J'avais une heure et demi de sommeil dans les veines.
...
Puis Thierry a sonné à ma porte sur les coups de 20h30. Comme un leitmotiv. J'ai pas dis non.
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_ Et ces éclats de joie déjà usés _
La Bretagne pendant une semaine avec elle. On se retrouve enfin. Faire le plein de sourires, et de souvenirs.
Les ballades sur le sable, Les paquets de cigarettes qui se terminent trop vite, Nos rires nocturnes, Les saltos dans le château gonflable, comme quand on avait 7 ans. Cette conversation, dans le noir, qui m'a fait du bien. [...]
J'ai plus qu'à figer le bleu de la mer, la musique des vagues et son odeur iodée dans ma mémoire jusqu'au week-end de 3 jours en Avril à la Rochelle chez mon frère avec ma soeur. Ça aussi, ça va être bien. Et Thierry qui m'appelle. Seule à la maison pendant une semaine. Ne pas le rappeler.
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_ Take another walk out of your fake world _
Samedi mes parents sont partis s'oxygéner les poumons pour une semaine. Dimanche soir, Ana et Simon arrivaient avec 3 sacs à dos chacun et une quantité de paquets de nouilles. On aurait dit qu'ils venaient habiter chez moi pour 3 mois. On a mangé Thaï. Rien que l'odeur du green curry - coco m'a fait sourire. Ca m'a rappelé cet été. A 22h30 on devait déjà avoir fini la bouteille de rhum et bien entamé celle de vodka. L'alcool coulait dans nos veines et je crois que nos parties de tabou et de kinéto resteront mémorables à tout jamais. Ana a fini par s'endormir la tête posée sur la cuvette des toilettes.
... Hier j'ai pas pu faire semblant de rien. Ana m'a coincé dans le salon et j'ai pas pu m'empêcher de pleurer. Je réussi à lui dire un peu, mon mal être. On a fini par pleurer dans les bras l'une de l'autre. Ca m'a fait tellement de bien. Elle m'a dit clairement ce qu'elle pensait. Je dois rayer Thierry. Cette relation me salit. ... Mes partiels sont dans une semaine. Je suis dans la merde. Mais bien là. Le 8 au soir, tout ira mieux.
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_ Entre dix-huit et vingt heures _
" Petite connasse,
Pourquoi fais-tu ta radasse ? Petite pétasse, Qui ne montre rien en surface Qui veut qu'on l'embrasse encore, L'embrasse encore " L'odeur de l'amour est encore imprimée dans mes draps Et ses mains qui s'aggripaient à mes cheveux...
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_ Waiting on an angel _
Ma voix est enfin redevenue (à peu près) normale après ce week end d'inté. Ca fait déjà une semaine mais les paroles de notre hymne continuent de résonner dans un coin de ma tête. On a beaucoup chanté, beaucoup couru pour éviter les jets de farine, oeufs, chantilly et autre, beaucoup bu pour oublier la défaite contre les anglais aussi. Et y'a eu pleins de prénoms appris.
[ ... ] J'arrive plus à trouver les mots pour écrire. Ici ou ailleurs. Ca fait longtemps que j'ai pas ouvert mon cahier à spirale. Je crois que c'est un peu le bordel à l'intérieur. Mais c'est toujours un peu les mêmes problèmes. Alors.
Le soir j'aime bien n'allumer que mes bougies et ma lampe de bureau pour réviser. Mais je suis en retard. Je mélange les nerfs crâniens mixtes. Et ne comprends pas grand chose aux schémas sur le développement embryonnaire de l'encéphale. J'ai envie d'aller dévaliser H&M et compagnie. Peut-être demain après les révisions de neurophysio et d'anat'. Le temps file. Et ça fait plaisir quand on peut parfois le mettre sur stop. Le temps d'un bout de trajet en train avec Laetitia, comme ce matin. Ou de ces rêves de collocation avec Tiphaine au bout du fil.
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_ Till the sun turns black _
On s'est retrouvé toutes les trois assises sur la pelouse, derrière le château. Le soleil réchauffait nos peaux et les chouquettes. Mes 19 ans improvisés avec ce goûter. Comme un retour en seconde. La veille on avait fait au moins quatre fois Tonnerre de Zeus avec les filles de la prépa. On avait aussi passé plus d'une heure à rire avec ces mecs du staff qui nous offraient des parties de jeux gratuites. L'été s'éteint doucement. La chaleur de la Thaïlande me manque. Les paysages du Laos aussi. Pourtant il m'arrive d'avoir des envies de poudreuse.
Les cours commencent mardi. Il va falloir reprendre le rythme. Le réveil qui sonne trop tôt. Le temps perdu dans les transports. Même si ça me plait de prendre le train l'hiver quand il fait déjà nuit à dix-sept heures. La fatigue qui s'accumule. Le stress. L'appréhension. J'ai déjà envie d'être à ces vacances où on partira dans cette grande maison en Normandie à dix minutes de la mer. Cette fois j'espère que ça sera pas des rêves en l'air.
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